Le Dux-ryū est un système et une méthodologie d'autodéfense modernes associés à l'artiste martial et chorégraphe de combat canado-américain Frank Dux. Plutôt que de se présenter comme un style traditionnel figé, il place le pratiquant individuel (ses forces, ses faiblesses et son environnement immédiat) au centre de l'entraînement, et il s'inspire fortement du langage et des thèmes du ninjutsu. Une grande partie de sa visibilité publique découle du film *Bloodsport* de 1988, qui a dramatisé le récit de Frank Dux d'un Kumite en plein contact, et l'histoire entourant le système a fait l'objet d'un long débat public.
Fondateur et Contexte
Le Dux-ryū est publiquement identifié à Frank Dux, un artiste martial américain et chorégraphe de combat à Hollywood. Les propres documents du système le décrivent comme ayant été développé par Dux autour des forces et des faiblesses du pratiquant individuel et visant une autodéfense pratique dans le monde réel. Le récit officiel relie Dux au Dux-ryū Ninjutsu, à un entraînement censé descendre du ninjutsu d'origine Kōga sous Senzo Tanaka, et à un récit de Kumite incluant des titres et des records revendiqués associés à l'International Fighting Arts Association. Plusieurs de ces affirmations, en particulier celles concernant le Kumite et la lignée, ont été débattues pendant de nombreuses années, tandis que d'autres éléments, tels que l'existence du Dux-ryū en tant que système moderne enseigné et l'impact culturel de *Bloodsport*, sont beaucoup moins contestés.
L'entraînement doit développer la personne dans son intégralité, la survie, l'adaptation et le caractère importent plus que la domination.
La Méthodologie FASST
Au cœur du Dux-ryū se trouve une approche que le système appelle FASST. Son matériel "Science pour l'Individu" stipule que la méthode permet à un pratiquant d'adapter et de combiner des techniques en fonction de ses propres forces et faiblesses, d'agir plutôt que de simplement réagir, et de contrôler le rythme et la cadence par des angles d'évasion, le jeu de jambes et les frappes. Il critique l'entraînement rigide qui force un pratiquant à se conformer à un style même lorsque son corps ne peut pas bien l'utiliser, arguant plutôt que l'entraînement devrait amplifier ce qu'un pratiquant possède déjà. Le matériel "Science pour Tous" présente le système comme un moyen de relier les styles par des principes de biomécanique humaine partagés, de sorte que les artistes martiaux déjà entraînés ou les praticiens de tactiques défensives puissent appliquer plus efficacement leur expérience antérieure plutôt que de la rejeter.
Accent Technique
Le système décrit une progression de la maîtrise du combat à mains nues vers l'autonomie avec les armes avant d'introduire son programme de survie. Son thème technique le plus fortement affirmé est l'adaptation sous pression : lire ses propres forces et vulnérabilités, reconnaître rapidement celles d'un adversaire, et maîtriser le rythme et la cadence d'une rencontre par les angles, le jeu de jambes et le timing. Le matériel officiel situe l'autodéfense dans des environnements dynamiques et imparfaits (des exemples incluent l'obscurité, les foules, les couloirs et les conditions de terrain difficiles) plutôt que dans le cadre contrôlé d'un tapis plat sous un bon éclairage.
Inpo et Survie
Une caractéristique distinctive du Dux-ryū est l'« Inpo », décrit comme l'art de l'évasion. L'introduction officielle le répertorie comme incluant l'escalade, l'herboristerie, les premiers secours d'urgence, l'acupression, la sécurité aquatique, les compétences de survie en extérieur et d'autres capacités pratiques de survie. Au sein du système, l'évasion et la survie ne sont pas considérées comme de la lâcheté, mais comme de l'intelligence et de l'autonomie, élargissant le programme de la victoire dans un échange à l'endurance d'une situation entière.
Relation avec le Ninjutsu
Le Dux-ryū emprunte le vocabulaire et l'atmosphère du ninjutsu. Les documents de musées publics, tels que la FAQ du musée Iga-ryū Ninja, décrivent le ninjutsu historique autour de la psychologie, de la stratégie, de l'espionnage, de la médecine, de la pharmacologie, de l'astronomie, des outils et de la diversion, notant que le ninja combattant maniant l'épée familier appartient en grande partie aux bandes dessinées et aux films. Les thèmes du Dux-ryū que sont l'adaptation, l'environnement, la survie, l'évasion et la diversion résonnent avec cette image plus large. La relation est mieux comprise comme une résonance thématique plutôt qu'une lignée historique documentée, et le système est généralement traité comme moderne dans sa structure et sa présentation tout en s'inspirant de thèmes anciens du ninjutsu.
Philosophie
L'introduction officielle stipule que le but du Dux-ryū ne réside pas dans la victoire ou la défaite, mais dans la perfection du caractère, liant l'entraînement à l'estime de soi, à la maturité, à la confiance, à la discipline et à la réussite en dehors du dōjō. Elle présente l'esprit, le corps et l'âme comme une seule arme : l'esprit comme stratégie, timing, environnement et conséquence ; le corps comme conditionnement, coordination et capacité technique ; et l'âme comme la volonté de rester serein face à la peur. Dans cette optique, l'efficacité et le caractère sont censés se développer ensemble.
Réception et Débat Historique
*Bloodsport* a propulsé le nom de Frank Dux dans la culture populaire mondiale des arts martiaux, avec Jean-Claude Van Damme incarnant une version fictive de lui. Les sources publiques relient le film au récit du Kumite tout en débattant des affirmations historiques qui l'entourent. Les commentateurs distinguent trois niveaux qui sont facilement confondus : le récit officiel de Dux concernant le fondateur, la lignée et les records ; la culture cinématographique et magazine environnante qui a amplifié l'histoire ; et la question historique plus large de ce qu'était le ninjutsu au Japon. Étant donné que les affirmations du fondateur concernant le Kumite et la lignée restent contestées, la certitude historique documentée du système est faible, même si son statut de méthode d'autodéfense moderne enseignée et son empreinte culturelle sont clairs.